Depuis quelques jours

Cette photo ne montre pas une religieuse catholique plutôt l’activiste ougandaise Stella Nyanzi

Depuis quelques jours, une photo montrant une femme tenant les parties génitales d’une statue est devenue virale avec plusieurs interprétations. En République Démocratique du Congo, les internautes ont indiqué que celle-ci montrait une religieuse de l’église catholique. Congo Check qui a vérifié le contexte autour de cette photo précise qu’elle montre Stella Nyanzi, une activiste originaire de l’Ouganda en exile en Europe.

“Cette sœur religieuse catholique n’a pas pu résister à la tentation vue qu’elle n’a jamais fait «ce truc là» depuis qu’elle est née. Le voeux de chasteté c’est pas facile” écrit Congo Promo TV dont la publication récolte plusieurs centaines d’impressions sur Facebook.

https://www.facebook.com/1584501675143405/posts/3248361505424072/

Des photos de Stella Nyanzi prise à Vienne en Autriche

En téléchargeant la photo sur le moteur de recherche Search by Images, Congo Check est tombé sur plusieurs publications relayant l’image en cours de vérification. Si la plupart ne donne pas une légende précise sur la photo, un post indiquant le nom de la femme et le lieu où la photo a été prise a intéressé notre démarche. “La professeure ougandaise Stella Nyanzi de l’université de Makerere et militante politique a visité le musée Ernst Fuchs à Vienne” écrit la publication.

Pour certifier cette déclaration, Congo Check a tapé les mots-clés “Stella Nyanzi, Vienne et visite” sur Google. Dans les résultats, une publication Facebook renvoyant à la page certifiée de Stella Nyanzi. On y aperçoit la photo sous examen et plusieurs autres du même lieu sur d’autres angles.

“Vienne, j’ai visité quelques musées fantastiques intéressants. Je suis allé au musée Ernst Fuchs qui avait beaucoup d’art intéressant : portraits, peintures, sculptures, meubles et céramiques. Passionné d’art sur la forme humaine nue, c’était merveilleux de découvrir ces sculptures nues grandeur nature. L’art parle !” écrit l’activiste.

En menant des recherches sur les applications de géo-localisation, Check Check a retrouvé a retrouvé la statue sur 26, rue HüttelbergstraBe à Vienne. Vous pouvez vous y rendre via la cartographie ci-dessous.

Au moment où les élections approchent en République Démocratique du Congo et que l’église catholique appelle à des préparatifs consensuels de ces échéances, plusieurs manipulations pour salir la réputation de cette entité sont susceptibles. Afin d’éviter un jugement biaisé de cette institution par l’opinion publique, il est important de remettre dans leur contexte original, les informations erronées relayées en lien avec les activités de l’église catholique ou de son personnel. Les polémiques autour des sujets religieux tournant souvent en rixes entre les membres de ces congrégations au sein de la communauté congolaise, laisser circuler des informations sans bases factuelles contribue à la propagation de ces dernières et risque d’envenimer la situation. D’où l’initiative de Congo Check, de tordre cette infox pour assainir la toile congolaise et favoriser l’émergence des débats basés sur les faits.

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K. MAHAMBA WA BIONDI, connu sous le nom de plume "Fiston Mahamba Larousse" est diplômé en sciences de l'environnement et développement durable à l'Institut Supérieur de Développement Rural à Beni (RDC). Journaliste basé dans la partie Orientale de la République démocratique du Congo depuis 2012, il s'est forgé dans l'exercice de ce métier après plusieurs formations de journalisme à la Deutsche Welle Akademie, le centre de développement médias de la radiodiffusion publique Allemande. En 2018, il s'inscrit à l'École Supérieure de Journalisme de Lille pour parfaire une licence en journalisme multimédia. Ancien officier de communication au sein des Nations Unies, il a un Master2 en Techniques des Métiers de l'Information à l'Université Nazi Boni (Burkina Faso) en coopération avec l’Université Lumière Lyon2 (France). Il a suivi un cursus de Diplôme Universitaire en Journalisme Web Multimédia à l’Ecole Publique de Journalisme de l’Université de Tours en France avant de poursuivre sa formation en recherche à la Haute Ecole des Sciences de l’Information et de la Communication (CELSA) de la Sorbonne Université à Paris. Son livre "RDC-Ebola: Fixers, ces boucliers non immunisés" est en cours
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